samedi 1 mars 2014

Ma grossesse au Québec

Allez, je me décide enfin à le faire ce post sur la grossesse ! Car, comme ceux qui me connaissent personnellement le savent déjà, un p'tit franco-canadien ou une p'tite franco-canadienne devrait nous rejoindre aux alentours du 23 mars prochain (Oh my god, c'est bientôôôôt !).

Vivre une grossesse, c'est déjà un sacré truc (en plus une première), mais vivre une première grossesse à l'étranger, c'est quand même tout une aventure ! Étant donné qu'on a appris la grande nouvelle en juillet dernier, ça ne faisait donc qu'un an (et un mois, oui) qu'on vivait sur le sol canadien/québécois. On n'avait donc pas eu le temps (heureusement) de tester les services de santé locaux. Bon, bien sûr, on en avait entendu parler, mais hélas pas en bien... Mais ça, c'est une autre histoire/polémique. Tout ça pour dire qu'on était un peu dans l'inconnu.

Alors voici mon expérience personnelle, qui renseignera un peu plus la famille et les amis sur ce qu'on a vécu depuis the big surprise, et qui pourra peut-être aider des futurs parents-émigrants :

En apprenant ma grossesse, la première chose que j'ai faite c'est d'aller au CLSC (car, dans mon ignorance, je savais quand même que j'y trouverais des médecins). Pour ceux qui me lisent en direct live de France, les CLSC sont des Centres Locaux de Services Communautaires... Ah tiens, je viens de réaliser que leur nom ne fait même pas référence à la médecine. Bref, c'est là qu'on s'adresse pour les problèmes de santé courants, pour la vaccination, pour des prélèvements, pour des consultations, etc. Je suis donc allée au CLSC situé à 500 m de chez nous pour connaître la marche à suivre, et là on m'a répondu en gros "Ok, on vous met sur une liste d'attente et on vous rappelle". Donc premier surprise pour moi, j'espérais que cette liste d'attente ne soit pas trop longue (histoire de ne pas attendre disons 9 mois avant qu'on m'appelle).

Mais on m'a rappelée rapidement, peut-être 2 jours plus tard, en m'expliquant que je serais suivie par tel médecin tout le long de ma grossesse. Deuxième surprise à ce moment-là : les grossesses sont suivies dans ce CLSC par des résidents (ou internes comme on dit en France, donc des "stagiaires" qui ont quand même fini leurs études), et pas forcément gynéco en plus. Bon, c'est pas que je ne leur fait pas confiance, mais forcément, j'ai trouvé ça surprenant. C'est donc une première différence majeure avec la France : au Québec, pour une grossesse normale, on n'est pas forcément suivi par un gynéco.

Mais mes "inquiétudes" se sont rapidement envolées lors du premier rendez-vous, fin août. Ma résidente est super gentille, et surtout, on sent que tout ça est bien encadré. À la fin de chaque rdv, elle me laisse 10 minutes pour aller faire son compte-rendu au médecin qui la supervise. Ces rendez-vous sont en gros l'occasion de vérifier si tout va bien : discussion, pesée, prise de la tension, écoute du coeur du bébé sont au programme de chaque rdv (puis analyse d'urine et mesure du ventre à partir du 3e trimestre je crois). Au début, on voit le médecin tous les mois, puis 2 fois par mois, puis, vers la fin de la grossesse, toutes les semaines. Entre temps, si on a un problème, on peut téléphoner au secrétariat de ce médecin, ou directement à la maternité (appelée "salle d'accouchement" ici).

Je n'ai pas parlé des échographies car, sauf problème particulier, il se peut qu'on en fasse qu'une seule. D'ailleurs, on ne les fait pas au CLCS mais à l'hôpital où l'on accouchera (qu'on ne choisit pas, chaque CLSC étant rattaché à un hôpital particulier). En parlant d'hôpital, je ne pense pas qu'ils fourniront grand chose lors de la naissance du bébé (couches, etc) étant donné qu'ils font payer le parking (!!!). C'est aussi à l'hôpital qu'on fait les prises de sang pour le diabète, pour la trisomie 21 (gratuite, par contre l'amniosynthèse est payante si on souhaite en faire une après les résultats de la prise de sang). Bon, dans mon cas, j'ai passé 3 échos en tout à cause d'un problème de placenta mal placé, histoire de vérifier à chaque fois s'il était "revenu" au bon endroit (et c'est finalement le cas ^^). Par exemple, si mon problème n'avait pas été résolu lors de la 3e écho, c'est un gynécologue qui m'aurait suivie pour le reste de ma grossesse et qui m'aurait accouchée. Étant donné que tout est rentré dans l'ordre, ma grossesse est donc considérée comme "normale" et c'est mon médecin du CLSC que je continuerai de voir.

(photo qui date quand même de fin janvier)
Voilà, je crois que le reste est très ressemblant à ce qu'aurait été ma grossesse en France. J'en suis à 37 semaines (ici, le cap à partir duquel un bébé n'est plus considéré comme prématuré), et j'ai un peu de mal à approcher de mon clavier comme vous le voyez sur la photo ci-dessus.

celle-ci date d'il y a une semaine

Ah oui, une dernière différence avec la France : c'est qu'ici, j'ai l'impression qu'il est beaucoup plus courant de demander le sexe du bébé avant la naissance. Il faut dire qu'ici les gens aiment bien pouvoir s'organiser avant, notamment pour la fameuse "baby shower" : comme son nom ne l'indique pas forcément, cette fête (très répandue aussi aux États-Unis) est organisée pour la future-maman avant la naissance. Étant donné que notre réseau d'amis est encore assez restreint ici et que toute la famille est en France, on dérogera à la tradition. Mais, à ce que j'ai pu en voir, c'est plutôt sympa et carrément pratique côté matériel (ben oui, les gens vous font des cadeaux avant la naissance, vous êtes donc parés pour le jour J... Héhé, pas folle la guêpe). On comprend donc qu'il est plus facile de faire tous les achats quand on connait le sexe du bébé. Je trouve d'ailleurs que ça se reflète dans les magasins car on a un peu de mal à trouver des vêtements unisexe.

Voilà, bien sûr, il s'agit ici de notre expérience personnelle. Les situations diffèrent sûrement en fonction du médecin et de l'établissement auquel on s'adresse.

En attendant, vivement le 23 !



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